10H00
TnBA
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Salle Vitez

L’Europe, un peu trop vite enterrée ?

En partenariat avec le CLEMI/Rectorat

Le référendum sur le Brexit a paru sonner le glas de l’Europe. Seize mois plus tard, changement de ton. Après le référendum britannique et l’avis de décès de l’Union européenne prononcé par Donald Trump, une autre vision commence à émerger, favorisée c’est vrai, par les convictions pro-européennes du président Emmanuel Macron. Celle d’une Europe décidée à se réinventer et à repartir de l’avant, quitte à avancer en ordre dispersé. La route s’annonce rude. Les obstacles et les chausse-trappes ne manquent pas.

intervenants

  • Sylvie Goulard - Conseillère des Affaires étrangères, présidente du Mouvement européen France de 2006 à 2010, députée européenne de 2009 à 2017 (affaires économiques et monétaires), ministre des armées du premier gouvernement d’Edouard Philippe. Auteure notamment de L’Europe pour les Nuls (First 2007, Prix du livre européen), De la démocratie en Europe (Flammarion 2012, avec Mario Monti) et de Good Bye Europe (Flammarion, 2016).
  • Enrico Letta - Ancien chef du gouvernement italien, Enrico Letta a démissionné (avril 2015) du Parlement de son pays pour occuper le poste de Doyen de l'Ecole d'affaires internationales de Sciences Po Paris. Il a été successivement ministre des Affaires européennes (1998-1999), ministre de l’industrie et du commerce extérieur (1999-2001) et député au Parlement européen (2004-2006).
  • Alain Rousset - Président du conseil régional Nouvelle-Aquitaine

animateur

  • Sophie Ghérardi - Ancienne journaliste à Libération, Le Monde et Courrier international, co-fondatrice du site lefaitreligieux.com.
10H30
Librairie Mollat
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Station Ausone

Le capitalisme vainqueur par ko ?

En partenariat avec la librairie Mollat

Agrégé de philosophie, Jean-Claude Michéa est assurément l’un des penseurs les plus radicaux et les plus originaux de la scène intellectuelle française contemporaine. Pour reprendre le titre d’un long article du Monde qui lui était consacré en début d’année, c’est un « penseur iconoclaste ». Catalogué dans le même mouvement socialiste, conservateur, populiste, adulé par un courant de pensée proche de la droite catholique, Jean-Claude Michéa, lui, se revendique de la pensée de l’écrivain et essayiste Georges Orwell, l’homme de « la décence ordinaire », et fustige une gauche acquise depuis bien longtemps, assure-t-il, au libéralisme et à la religion du progrès et de la croissance, même si elle s’en défend. Jean-Claude Michéa est l’auteur de plusieurs essais critiques sur le système capitaliste et son mythe de la croissance. Son dernier ouvrage a pour titre : Notre ennemi, le capital Ed. Flammarion, Climats, 2017.

intervenants

  • Jean-Claude Michéa - Agrégé de philosophie, Jean-Claude Michéa a enseigné celle-ci aux terminales du Lycée Joffre à Montpellier. Tous ses ouvrages ont été publiés chez Climats, hormis La Gauche et le peuple, un dialogue avec Jacques Julliard (Flammarion, 2015). Il est reconnu comme le plus radical et le plus atypique des penseurs français actuels. Catalogué dans le même mouvement : socialiste, conservateur, populiste, Jean-Claude Michéa se revendique de la pensée de l'écrivain et essayiste Georges Orwell.

animateur

11H30
TnBA
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Salle Vitez

Des murs pour arrêter
les hommes ?

En partenariat avec Papiers / France Culture

La chute du mur de Berlin n’a en rien ralenti la construction de barrières matérielles entre les hommes, au contraire. Une cinquantaine de murs cloisonnent notre monde (contre moins d’une douzaine en 1989), la plupart pour éviter les conflits armés, d’autres pour réduire le trafic de drogue ou d’armes. Mais surtout pour endiguer le flux de migrants. C’est l’objectif du mur entre les États-Unis et le Mexique que le président Trump entend édifier (alors que des portions existent depuis plus de quinze ans). Pour quels résultats ? Que nous dit l’histoire ?

intervenants

  • Sylvain Cypel - Ancien directeur de la rédaction de Courrier international et ancien rédacteur en chef et correspondant du Monde aux Etats-Unis. Auteur de Les Emmurés - La société israélienne dans l'impasse (La Découverte, 2006), d'Un nouveau rêve américain - La fin de l'Amérique blanche (Autrement, 2014) et de Liberty (Don Quichotte, 2016), un ouvrage sur les enjeux migratoires aux Etats-Unis
  • Hervé Le Bras - Historien et démographe, ancien élève de l’Ecole polytechnique, directeur d’études à l’EHESS, directeur de recherches émérite à l’INED, chaire « territoires et populations » du Collège d’études mondiales de la FMSH, fellow du Churchill College (Cambridge). A dirigé la revue Population. L'âge des migrations (Ed Autrement, 2017) ; Malaise dans l'identité, (préface de Jack Lang), Actes Sud, 2017 ; Le nouvel ordre électoral : Tripartisme contre démocratie (Ed.Le Seuil, coll. La République des idées, 2016).
  • Stéphane Rosière - Professeur des universités, département de géographie de l’Université de Reims Champagne- Ardenne (URCA) où il a créé le master de géopolitique. Stéphane Rosière est le directeur de la de la revue en ligne (gratuite) L’Espace politique, et le fondateur (et directeur) des Journées géopolitiques de Reims (festival annuel depuis 2014).

animateur

  • Odile Conseil - Journaliste, ancienne rédactrice en chef de Courrier International, déléguée générale du festival international du film de mer, CINÉSALÉ. Elle participe à l'émission Des Papous dans la tête sur France Culture.
14H00
TnBA
-
Salle Vitez

La mode, le luxe, les marques…
où les habits neufs de la mondialisation

En partenariat avec le Club de la presse de Bordeaux

S’il est un secteur dopé par la mondialisation, c’est bien celui de l’industrie du luxe, aujourd’hui concentrée entre une poignée de firmes internationales, propriétaires d’un chapelet de marques, présentes dans toutes les capitales, à l’avant-garde de la mondialisation. Paris, Milan, New York, même combat ? Mais le luxe n’est pas seulement une industrie basée sur l’existence de la mode, insaisissable et mystérieuse. C’est aussi un art qui porte la marque de l’excès, de la dépense, avec la figure du créateur de génie comme a pu l’être Yves Saint-Laurent en son temps. La mode c’est « la folle exubérance », dont parlait l’écrivain Georges Bataille.

intervenants

  • François Chaubet - Agrégé d’histoire et professeur d’histoire contemporaine à l’université de Nanterre Paris-Ouest. Il est spécialiste d’histoire culturelle et d’histoire intellectuelle. Il a travaillé sur le monde intellectuel français au long du 20e siècle auquel il a consacré plusieurs livres dont une Histoire intellectuelle de l’entre-deux-guerres (Nouveau Monde Éditions, 2006). Il a porté aussi sa réflexion sur les problèmes de diffusion de la langue et de la culture françaises dans le monde. François Chaubet s’intéresse aujourd’hui aux problèmes de la mondialisation à laquelle il a consacré une Histoire de la mondialisation culturelle (PUF, 2013).
  • Frédéric Godart - Professeur de psychosociologie des organisations à l’INSEAD. Normalien, diplômé de Sciences Po Paris et titulaire d’un PhD de l’Université Columbia à New York, il est spécialiste de la créativité et des industries créatives. Il est l’auteur d'articles scientifiques qui utilisent l’industrie de la mode comme contexte et a écrit plusieurs livres sur le sujet dont Penser la Mode (IFM, 2011) et Sociologie de la Mode (La Découverte, 2016).
  • Pascal Morand - Diplômé d’HEC et docteur d’Etat en sciences économiques. Il est Président exécutif de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode depuis janvier 2016. Il est également Professeur émérite à ESCP Europe et membre de l'Académie des Technologies. Il a été Directeur général de l'Institut français de la mode de 1987 à 2006 et de ESCP Europe de 2006 à 2012. Ses travaux et écrits portent sur les relations entre économie et la culture ainsi que sur l'innovation.

animateur

  • Jean Petaux - Ingénieur de recherche, docteur habilité à diriger des recherches en science politique, directeur de la communication, des relations extérieures et institutionnelles de Sciences Po Bordeaux, Jean Petaux enseigne également la culture générale et la science politique. Spécialiste de la vie politique française nationale et locale, il dirige la collection « Territoires du politique » aux éditions Le Bord de l’eau.
15H00
Librairie Mollat
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Station Ausone

L’obésité, la maladie de la mondialisation ?

En partenariat avec BOOKS

Un Américain sur trois est obèse. Le phénomène touche aussi bien les femmes que les hommes. Dans le monde, si les chiffres sont moins impressionnants, l’obésité a néanmoins doublé au cours des trente dernières années et elle augmente année après année. De là, la croissance des maladies associées à l’obésité : le diabète, certains types de cancers, les maladies cardio-vasculaires… La France n’échappe pas à cette évolution et un programme gouvernemental a été mis en oeuvre avec pour objectif de réduire de 20% les problèmes de poids en cinq ans. Faut-il apprendre à manger autrement ? Et faire davantage de sport ?

intervenants

  • Arnaud Basdevant - Professeur émérite de l'université Pierre & Marie Curie, médecin des hôpitaux, engagé de longue date dans la médecine de l'obésité. Ses travaux de recherche centrés sur les interactions entre milieu intérieur et environnement intègrent les dimensions médicales, psychologiques et sociales.
  • Pierre Combris - Économiste et directeur de recherche honoraire à l'INRA. Il a dirigé le laboratoire de recherche sur la consommation qui étudie l'économie et les pratiques alimentaires ainsi que les mécanismes de choix des consommateurs. Ses recherches personnelles ont porté sur l'évolution de la consommation alimentaire en France des années 1950 à nos jours et sur les infléchissements des préférences des consommateurs.
  • Julia Csergo - Professeure à l'université du Québec à Montréal, maître de conférences à l'université Lyon 2. Elle a publié Trop gros ? L’obésité et ses représentations (Ed. Autrement).

animateur

  • Catherine André - Rédactrice en chef adjointe à Alternatives économiques, co-fondatrice et directrice déléguée du site multilingue VoxEuropSCE.
15H30
TnBA
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Salle Vitez

L’information sauvage : le triomphe des fake news et des faits alternatifs

En partenariat avec l’école de journalisme de l’IJBA

Depuis l’élection présidentielle aux États-Unis, les fake news sont au coeur de l’actualité. La Russie est montrée du doigt. Elle serait une gigantesque fabrique de fake news. Sauf que les professionnels de la manipulation de l’information sont légion, de Washington à Paris, et qu’ils se recrutent un peu partout, y compris dans le monde politique. La dernière campagne présidentielle française l’a illustré abondamment.

En France, une quarantaine de médias, épaulés par Google, Facebook, et quelques autres, ont décidé de faire cause commune pour tordre le cou aux fake news. De quoi s’agit-il au juste ? Quel est le rôle et l’influence des journalistes décrypteurs, chargés de dénoncer les fake news?

intervenants

  • Nicolas Brimo - Journaliste, directeur général délégué du Canard enchaîné
  • Patrick Chastenet - Professeur de science politique à l’université de Bordeaux, président de l’Association Internationale Jacques Ellul. Il a notamment collaboré à Sud Ouest, au Monde et à la revue Études. Ses recherches sur l’analyse de la propagande faite par Jacques Ellul l’ont conduit à s’intéresser au phénomène des fake-news.
  • Jayson Harsin - Professeur de communication à l'American University of Paris
  • Marie Mendras - Politologue au CNRS et au CERI-Sciences Po, enseigne à l’Ecole des Affaires Internationales de Sciences Po Paris. Membre de la revue Esprit, elle écrit sur les relations de la Russie avec l’Europe et les Etats-Unis, le conflit en Ukraine, ainsi que sur les effets de l’autoritarisme poutinien sur la société russe. Parmi ses publications : Russian Politics. The Paradox of a Weak State (Hurst & Oxford University Press, NY, 2014); La confrontation Russie-Occident perturbe le système Poutine, Revue Défense Nationale, juin 2017.

animateur

  • Odile Conseil - Journaliste, ancienne rédactrice en chef de Courrier International, déléguée générale du festival international du film de mer, CINÉSALÉ. Elle participe à l'émission Des Papous dans la tête sur France Culture.
11H30
IJBA
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Amphi 1

Comment se déplacera-t-on demain ?

Avec Carlos Moreno, spécialiste des villes intelligentes

intervenants

  • Carlos Moreno - Professeur des universités, Carlos Moreno fait figure de pionnier. Ses travaux ont donné lieu à une approche originale de la Smart City, la ville intélligente, dont il est l'un des animateurs reconnus sur la scène nationale et internationale. Président du Comité scientifique du Forum International de la Smart City Humaine « Live in a living City », il contribue avec cette communauté à mettre en avant une vision de la ville de demain comme une ville citizen­centric, qui place l’homme au coeur des enjeux et des préoccupations. Membre de l’Institut Mines­Télécom et de l’Association Internationale du Développement Urbain (INTA) et il est l’envoyé spécial "ville intelligente" de la Maire de Paris.
14H00
IJBA
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Amphi 1

Faut-il être optimiste
malgré tout ?

Avec Hervé Kempf, journaliste, créateur du site Reporterre. Auteur de
Tout est prêt pour que tout empire : 12 leçons pour éviter la catastrophe
(Seuil)

intervenants

  • Hervé Kempf - Hervé Kempf dirige la rédaction du quotidien de l’écologie, Reporterre.net. Dans ses essais, il articule la question écologique et la question sociale. Comment les riches détruisent la planète (Seuil) a contribué au rapprochement entre l’écologie et la gauche. Dans Tout est prêt pour que tout empire. 12 leçons pour éviter la catastrophe (Seuil, 2017), il relie crise écologique, néo-libéralisme et terrorisme.
14H00
IJBA
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Amphi 2

Angela Merkel, une vraie Européenne ?

Avec Sylvie Goulard, ancienne députée européenne

intervenants

  • Sylvie Goulard - Conseillère des Affaires étrangères, présidente du Mouvement européen France de 2006 à 2010, députée européenne de 2009 à 2017 (affaires économiques et monétaires), ministre des armées du premier gouvernement d’Edouard Philippe. Auteure notamment de L’Europe pour les Nuls (First 2007, Prix du livre européen), De la démocratie en Europe (Flammarion 2012, avec Mario Monti) et de Good Bye Europe (Flammarion, 2016).